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Les machines se perfectionnent, certaines sont capables d’avoir de l’empathie, beaucoup sont capables d’anticiper, rationaliser, apprendre…

La question se pose : pourquoi ne pas tenter le robot missionnaire ?

Certains prétendent l’avoir créé… et même il a un p’tit nom : E-Paul. J’y ai bien réfléchi mais je pense qu »il y a un hic !

Certes, le robot missionnaire aurait des avantages : il pourrait accumuler la connaissance de toute l’Ecriture, de tous les pères de l’Eglise, de tous les saints  et sortir au bon moment la réponse la plus pertinente pour répondre à l’argument ou la question de son interlocuteur.On a longtemps cherché à savoir si une machine était intelligente. Intelligente comme un homme est intelligent. Pour le savoir, Alan Turing a mis au point un test. Une machine soumise à ce test, par les réponses qu’elles donnent, doit tenter de convaincre son interrogateur qu’elle est un humain. Certaines machines en ont été capables. Cependant, ce test a présenté des limites, il ne mesure pas tout : une machine réellement intelligente devrait comprendre les affirmations ambigües, réussir un examen scolaire, être empathique… les chercheurs aujourd’hui travaillent à donner aux machines la capacité à faire de l’humour par exemple. Si les chercheurs perfectionnent à l’infini ces intelligences artificielles, les machines ne seraient-elles pas les plus aptes à organiser un festival Anuncio, parler de Dieu etc. car programmées pour et plus rapides dans leurs déductions ? L’intelligence artificielle bien utilisée ne serait-elle pas plus efficace pour parler de Dieu ?

Oui mais … « Y a pas d’hélice hélas c’est là qu’est l’os ! » Le petit hic c’est que :
1. le robot n’a pas d’histoire sainte, pas de témoignage personnel, Jésus n’est pas mort pour lui, sa vie n’est pas transformée par l’amour de Dieu etc, etc…
2.  le robot ne peut pas s’abandonner, se laisser guider par l’Esprit-Saint. Or de vous à moi on sait bien que c’est l’Esprit-Saint qui fait le boulot dans la mission d’évangélisation.
Conclusion (aussi bizarre que cela soit): la capacité de s’abandonner est la grande force du misionnaire !

Tout miser sur l’intelligence, c’est oublier une inconnue dans l’équation : l’imprévu de Dieu. Face à la mission que nous recevons, nous ne sommes jamais à la hauteur, pourtant nous faisons parfois des merveilles.  Une machine par définition calcule, le missionnaire, sachant sa faiblesse, s’abandonne… et Dieu donne et construit au delà de ce qu’on pourrait imaginer.

Le Seigneur n’appelle pas des gens capables, il rend capables ceux qu’il appelle, il n’y a qu’à s’abandonner pour ne plus avoir peur de se donner.

Dieu pourrait se débrouiller tout seul mais il a préféré compter sur toi !

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